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Le logement entre corruption et offre insuffisante
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[ Liberté- Le mercredi 19 mai 2010 | Lu
584 fois ]
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Une politique de l’habitat à construire
Le treizième Salon international du bâtiment a enregistré une forte participation étrangère.
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Bâtiment
Un signe de l’intérêt pour un marché boosté par les plans quinquennaux de relance. Des contrats alléchants en perspective. Un million de logements d’un coût de 14 milliards d’euros sont programmés pour la période 2010-2014, essentiellement des logements sociaux, ruraux ou promotionnels aidés.
Ce vaste chantier est inscrit sous le signe de la qualité de la construction. La question est de savoir si nous avons retenu les leçons de dix années d’efforts colossaux de rattrapage du déficit en logements.
Même si des progrès enregistrés sont indéniables, notamment en termes de taux d’occupation par logement, la problématique est restée pendante : construit-on en Algérie, dans les normes, dans le respect des coûts, de la qualité et des délais.
La réponse est évidente. Parce qu’on n’associe pas suffisamment les architectes, les urbanistes et autres professionnels du bâtiment dans la politique de l’habitat ; parce qu’on n’a pas suffisamment renforcé les entreprises — les entreprises de grande taille se comptent toujours sur les doigts — parce qu’on n’a pas suffisamment investi dans la formation et dans l’amélioration des systèmes constructifs, nous ne réalisons pas toujours les logements dans les délais et dans le respect de la qualité.
Résultat : la demande même si elle a été en partie absorbée demeure importante. Elle exerce sur les pouvoirs publics une forte pression accentuée par un système de distribution lourd, éjectant du circuit des centaines de milliers de postulants. Un coup de pouce à la corruption.
Par ailleurs, faute d’une vision urbanistique achevée, les ensembles construits s’insèrent dans le paysage urbain sans respect des règles esthétiques, des besoins des nouvelles populations et des préoccupations environnementales de l’heure : espaces verts, économies d’énergie, dépollution.
En définitive, une politique de l’habitat est à construire si on veut éviter que de nouveaux ghettos ne génèrent les violences urbaines de demain. La nature de la demande invite, elle, à une nouvelle manière plus efficace de couvrir le déficit en logements.
Liberte
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