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BNP Paribas El Djazaïr étoffe son réseau en Algérie |
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BNP Paribas Algérie | La filiale du Groupe bancaire français (BNP Paribas) ambitionne d’étoffer son réseau. Elle envisage d’arriver à 70 agences en 2010. Actuellement, il ya 55 agences réparties sur 15 wilayas. |
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a banque -qui s’est adaptée à l’interdiction des crédits à la consommation- se prépare pour lancer un programme pour la promotion du crédit immobilier ; seul produit autorisé pour les particuliers. Le Groupe attend toujours l’autorisation de la Banque centrale d’Algérie pour absorber sa filiale Cetelem dont la vocation était justement le crédit à la consommation. Elle a porté récemment son capital à 10 milliards de dinars pour se conformer à la réglementation algérienne. L’entreprise emploie 950 personnes.
Elle dispose également de fonds propres prudentiels dont le montant dépasse les 15,5 milliards de dinars, ce qui fait d’elle l’une des institutions financières les plus solides sur la place bancaire d’Alger. D’ailleurs, sa filiale algérienne BNP Paribas El Djazaïr a été notée AAA pour le long terme, par l’agence FitchRatings. En 2002, la banque a créé sa filiale en Algérie. Elle envisage de diversifier ses offres en Algérie. Bientôt, elle développera le cash-management.
Elle s’est déjà lancée dans la bancassurance à travers sa filiale, Cardif, et dans le leasing avec BNP Paribas Lease Group, en sus des produits universels destinés aux particuliers et aux professionnels. Elle se targue d’avoir près de 90.000 clients dont de nombreuses grandes entreprises. Détenue à 100% par la maison-mère, le Groupe BNP Paribas, la filiale algérienne réalise des profits qui financent sa croissance. «BNP Paribas n’est pas une banque spéculative. Elle finance l’économie réelle», assure un responsable de cette banque. Il signale que 40 à 45 % des crédits sont destinés à l’investissement. Elle cible notamment les petites et moyennes entreprises (PME). Elle a même créé le concept d’académie des PME -qui consiste à organiser des modules de formation- sous forme d’ateliers interactifs sur des thèmes liés aux financements et au marketing.
Six académies ont été organisées depuis 2007 dans plusieurs wilayas : Alger, Oran, Sétif et Annaba. Malgré ses efforts, la part de marché de cette banque reste relativement faible eu égard à la position de monopole des banques publiques (93% de parts de marché). Ainsi, sa part pour les crédits était de 1,84% à juin 2009.
Elle reste stable après la suppression des crédits à la consommation. Celle des dépôts a légèrement augmenté, atteignant 2,05% contre 1,70% en 2008. «Pour nous, l’Algérie est un pays porteur. Nous y croyons fermement, car nous pensons qu’il y a un grand potentiel», souligne notre interlocuteur. Il rappelle que la banque a investi pour la construction d’un grand siège social. «Le marché algérien est un marché neuf. Il n’a pas la même maturité qu’en Tunisie et au Maroc», note-t-il. La banque, relève-t-il, «s’est parfaitement adaptée aux changements apportés à la réglementation».
Seul bémol : la position monopolistique des banques publiques qui ôte le caractère concurrentiel du marché. Cette situation, signale-t-on, n’est pas l’apanage de l’Algérie, puisque même en Egypte et en Libye, on retrouve le même cas de figure.
source: le financier
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