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Pour le financement des biens de consommation et l’immobilier, Des banques islamiques convoitent le marché algérien |
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dimanche 09 novembre 2008 |
| Les banques islamiques s’intéressent de plus en plus au marché algérien. Outre Al Baraka Algérie, présente depuis de nombreuses années, Al Salam Bank qui vient d’être agréée s’y installe pour un démarrage d’activité d’ici à la fin de l’année en cours. |
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Quant aux dossiers de demande d’agrément des établissements Abu Dhabi Islamic Bank et KFH, ils sont à l’étude actuellement par les autorités monétaires algériennes pour une licence bancaire.
L’Algérie est devenue ainsi une terre de prédilection au Maghreb pour ces banques aux fondements islamiques. Alger pourrait-elle devenir le Hub de la finance islamique dans les prochaines années ? Une telle question mérite d’être posée de par l’intérêt que portent ces établissements financiers à notre pays.
Isla-Invest Consulting, un organisme privé spécialisé dans les finances et ses partenaires suggèrent une réflexion dans ce sens au cours d’un séminaire d’une journée.
La rencontre qui s’adresse aux autorités algériennes, aux acteurs bancaires algériens et internationaux, aura lieu demain à Alger. Avec l’avènement de la crise qui a ébranlé le système financier mondial, les regards se sont orientés vers les fonds islamiques, voire la philosophie de la finance islamique. Il faut dire que le modèle des banques conventionnelles a montré ses limites. Et la crise financière mondiale en est la preuve concrète.
Ce qui n’est pas le cas pour la finance islamique. L’on est curieux de savoir à ce titre quels sont les fondements de celle-ci ? De prime abord, l’un des objectifs principaux de la finance islamique est l’équité entre les parties avec un partage des pertes et des profits à travers le respect de la charia. En Islam, il existe des interdits et des obligations. Le principal interdit est le prêt à intérêt. Ce qui est un paradoxe en finance où tout est fondé justement sur la notion d’intérêt.
À cela, il y a lieu d’ajouter l’interdiction de la spéculation et de l’incertitude ainsi que l’interdiction d’investir ou de financer des activités haram. La finance islamique, notons-le, ne s’éloigne pas de la finance classique en termes de marché.
Elle s’adresse donc aux États souverains, aux entreprises, aux particuliers et bien entendu aux personnes souhaitant recourir au micro-crédit. “Maintenant, il est vrai que le choix de chacun est motivé par différentes raisons.
On peut penser que les particuliers seront guidés par la foi dans le choix de ces produits dont le coût au départ est un peu plus onéreux, on va payer une surprime afin d’être en accord avec sa foi”, explique M. Zoubeir Ben Terdeyet, P-DG d’Isla-Invest.
Les États et les entreprises le feront, en revanche, “par opportunisme, car l’excès de liquidité se trouve aujourd’hui dans les pays du Golfe qui sont devenus les banquiers du monde et dont beaucoup aujourd’hui ne jurent que par la finance islamique”, ajoute ce responsable.
Badreddine Khris
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